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Tome premier.
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c’est-à-dire de l’égalité. Dans les monarchies, oùun seul est le dispensateur des distinctions et desrécompenses, et on l’on s’accoutume à confondrel’état avec ce seul homme , le principe est l’hon-neur, c’est-à-dire l’ambition et l’amour de l’estime.Sous le despotisme enfin , c’est la crainte. Plusces principes sont en vigueur , plus le gouverne-ment est stable ; plus ils s’altèrent et se corrom-pent , plus il incline à sa destruction. Quandl’auteur parle de l’égalité dans les démocraties,il n’entend pas une égalité extrême, absolue, etpar conséquent chimérique ; il entend cet heureuxéquilibre qui rend tous les citoyens égalementsoumis aux lois, et également intéressés à lesobserver.

Dans chaque gouvernement les lois de l'éduca-tion doivent être relatives au principe. On en-tend ici par éducation celle qu’on reçoit en en-trant dans le monde, et non celle des parents etdes maîtres, qui souvent y est contraire, sur-toutdans certains états. Dans les monarchies, l’éduca-tion doit avoir pour objet l’urbanité et les égardsréciproques : dans les états despotiques, la terreuret l’avilissement des esprits : dans les républiques,on a besoin de toute la puissance de l’éducation;elle doit inspirer un sentiment noble , mais pé-nible , le renoncement à soi-même, d’où naîtl’amour de la patrie.

Les lois que le législateur donne, doivent êtreconformes au principe de chaque gouvernement:dans la république , entretenir l’égalité et la