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Tome premier.
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LIVRE I , CHAR. III.

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et de la paix ; le mal est que ce droit des gensn’est pas fondé sur les vrais principes.

Outre le droit des gens , qui regarde toutesles sociétés, il y a un droit politique pour chacune.Une société ne sauroit subsister sans un gouverne-ment. La réunion de. toutes les jorces particulières ,dit très-bien Gravina , forme ce qu’on appelle

l’ÉTAT POLITIQUE.

La force générale peut être placée entre lesmains d’un seul , ou entre les mains de plusieurs.Ouelques-uns ont pensé que, la nature ayantétabli le pouvoir paternel, le gouvernement d’unseul étoit le plus conforme à la nature. Maisl’exemple du pouvoir paternel ne prouve rien :car si le pouvoir du père a du rapport au gou-vernement d’un seul, après la mort du père, lepouvoir des frères , ou, après la mort des frères,celui des cousins - germains, ont du rapport augouvernement de plusieurs. La puissance politi-que comprend nécessairement l’union de plusieursfamilles.

Il vaut mieux dire que le gouvernement le plusconforme à la nature, est celui dont la dispositionparticulière se rapporte mieux à la disposition dupeuple pour lequel il est établi 7 .

Les forces particulières ne peuvent se réunirsans que toutes les volontés se réunissent. La réu-nion de ces volontés, dit encore très-bien Gravina,est ce qu'on appelle /'état -civil.

La loi, en général, est la raison humaine, entant qu’elle gouverne tous les peuples de la terre ;