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DE L’ ESPRIT DES LOIS,
monde ,0 , si les magistrats, par leurs lenteurs, parleurs plaintes, par leurs prières , n avoient arrêtéle cours des vertus mêmes de ses rois , lorsqueces monarques , ne consultant que leur grandeame, auroient voulu récompenser sans mesuredes services rendus avec un courage et une fidélitéaussi sans mesure.
CHAPITRE XI.
De l’excellence du gouvernement monarchique.
I_iE gouvernement monarchique a un grand avan-tage sur le despotique 'h Comme il est de sanature qu'il y ait sous le prince plusieurs ordresqui tiennent à la constitution, l’état est plus fixe,la constitution plus inébranlable , la personne deceux qui gouvernent plus assurée.
Cicéron a croit que l’établissement des tribuns ude Rome fut le salut de la république. ,, En effet,,, dit-il, la force du peuple qui n’a point de chef„ est plus terrible. Un chef sent que l’affaire„ roule sur lui, il y pense : mais le peuple , dans„ son impétuosité, ne connoît point le péril où„ il se jette”. On peut appliquer cette réflexionà un état despotique , qui est un peuple sans
a Liv. III des Lois.
tribuns