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Tome premier.
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]. X V R E Y , e II A P. X I X.

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Ainsi Procope, concurrent de Valence à l’em-pire , n’y entendoit rien, lorsque, donnant, àH ormisdas, prince du sang royal de Perse, ladignité de proconsul a , il rendit à cette magistra-ture le commandement des armées, quelle avoitautrefois ; à moins qu'il n’eût des raisons particu-lières. Un homme qui aspire à la souverainetécherche moins ce qui est utile à l'état que ce quil’est à sa cause.

Quatrième question. Convient-il que lescharges soient vénales? Elles ne doivent pas letredans les états despotiques, où il faut que les sujetssoient placés ou déplacés dans un instant par leprince.

Cette vénalité est bonne dans les états monar-chiques, parce qu’elle fait faire comme un métierde famille ce qu’on ne voudroit pas entreprendrepour la vertu ; qu'elle destine chacun à son devoir,et rend les ordres de l’état plus permanents. Sui-das b dit très-bien qu’Anastase avoit fait de l'empireune espèce d’aristocratie en vendant toutes lesmagistratures.

Platon c ne peut souffrir cette vénalité. ,, C’est,,, dit-il, comme si, dans un navire, on faisoit,, quelqu’un pilote ou matelot pour son argent.„ Seroit-il possible que la règle fût mauvaise dans

a Ammiam. Marcellin., lib. XXVI, More veterum , et ci-vi-lia, et hella rccturo.

b Fragments tirés îles ambassades de Constantin Porphyro-génète.

Répub. iiv. VIII.