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Tome premier.
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DE L’ ESPRIT DES LOIS,

„ quelque autre emploi que ce fût de la vie, et,, bonne seulement pour conduire une républi-,, que”? Mais Platon parle d’une républiquefondée sur la vertu, et nous parlons d’une mo-narchie. Or, dans une monarchie, où, quandles charges ne se vendroient pas par un réglementpublic, l’indigence et l’avidité des courtisans lesvendroient tout de même, le hasard donnera demeilleurs sujets que le choix du prince. Enfin , lamanière de s’avancer par les richesses inspire etentretient l'industrie a , dont cette espèce de gou-vernement a grand besoin.

Cinquième question. Dans quel gouverne-ment faut-il des censeurs ? Il en faut dans unerépublique, où le principe du gouvernement estla vertu. Ce ne sont pas seulement les crimes quidétruisent la vertu, mais encore les négligences,les fautes, une certaine tiédeur dans l’amour dela patrie , des exemples dangereux , des semencesde corruption ; ce qui ne choque point les lois,mais les élude ; ce qui ne les détruit pas , mais lesaffoiblit. Tout cela doit être corrigé par les cen-seurs 6S .

On est étonné de la punition de cet aréo-pagite qui avoit tué un moineau qui, poursuivipar an épervier, s’étoit réfugié dans son sein. Onest surpris que l’aréopage ait fait mourir un enfantqui avoit crevé les yeux à son oiseau S9 . Ou’onfasse attention qu’il ne s'agit point d’une con-damnation pour crime, mais d’un jugement

a Paresse de l’Espagne; on y donne tous les emplois.