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Tome premier.
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*i5 de l’esprit des lots,

différentes coutumes. Mais le despote ne connoîtrien et ne peut avoir d’attention sur rien ; il luifaut une allure générale ; il gouverne par unevolonté rigide , qui est par-tout la même ; touts’applanit sous ses pieds.

A mesure que les jugements des tribunaux semultiplient dans les monarchies, la jurisprudencese charge de décisions qui quelquefois se contre-disent , ou parce que les juges qui se succèdentpensent différemment, ou parce que les mêmesaffaires sont tantôt bien , tantôt mal défendues;ou enfin par une infinité d’abus qui se glissentdans tout ce qui passe par la main des hommes.C’est un mal nécessaire 5 , que le législateur cor-rige de temps en ternps, comme contraire mêmeà l’esprit des gouvernements modérés : car quandon est obligé de recourir aux tribunaux , il fautque cela vienne de la nature de la constitution , etnon pas des contradictions et de l’incertitude deslois.

Dans les gouvernements où il y a nécessairementdes distinctions dans les personnes, il faut qu’il yait des privilèges 4 . Cela diminue encore la sim-plicité, et fait mille exceptions.

Un des privilèges le moins à charge à la société %et sur-tout à celui qui le donne, c’est de plaiderdevant un tribunal plutôt que devant un autre.Voilà de nouvelles affaires, c’est-à-dire , celles oùil s’agit de savoir devant quel tribunal il fautplaider.

Les peuples des états despotiques sont dans un