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roi, mais qui regarde comme la souveraine infamiede partager la puissance avec le peuple.
On a vu la maison d’Autriche travailler sansrelâche à opprimer la noblesse hongroise. Elleignoroit de quel prix elle lui seroit quelque jour.Edle cherchoit chez ces peuples de l’argent qui n’yétoit pas; elle ne voyoit pas des hommes qui yétoient. Lorsque tant de princes partageoient entreeux ses états, toutes les pièces de sa monarchie,immobiles et sans action , tomboient pour ainsidire les unes sur les autres: il n’y avoit de vie quedans cette noblesse, qui s’indigna, oublia toutpour combattre, et crut qu’il étoit de sa gloire depérir et de pardonner.
CHAPITRE X.
De la corruption du principe du gouvernementdespotique.
Le principe du gouvernement despotique se cor-rompt sans cesse, parce qu’il est corrompu par sanature. Les autres gouvernements périssent, par-ce que des accidents particuliers en violent le prin-cipe: celui-ci périt par son vice intérieur, lorsquequelques causes accidentelles n’empêchent pomtson principe de se corrompre. Il ne se maintientdonc que quand des circonstances tirées du climat,de la religion, de la situation ou du génie dupeuple , le forcent à suivre quelque ordre et àsouffrir quelque règle. Ces choses forcent sa nature