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nom si tendre aux Cretois. Ils l’appeloient d’unnom qui exprime l’amour d’une mère pour sesenfants a . Or, l'amour de la patrie corrigetout.
Les lois de Pologne ont aussi leur insurrection.Mais les inconvénients qui en résultent font bienvoir que le seul peuple de Crète étoic en état d’em-ployer avec succès un pareil remède.
Les exercices de la gymnastique établis chez lesOrées ne dépendirent pas moins de la bonté duprincipe du gouvernement. ,, Ce furent les Lacé-,, démoniens et les Cretois, dit Platon b , qui ou-,, vrirent ces académies fameuses qui leur firent,, tenir dans le monde un rang si distingué. La,, pudeur s’alarma d’abord , mais elle céda .à l’uti-,, lité publique ”, Du temps de Platon ces institu-tions étoient admirables c ; elles se rapportoient à ungrand objet, qui étoit l’art militaire. Mais, lors-que les Grecs n’eurent plus de vertu , elles détrui-sirent l’art militaire même: on ne descendit plus
a Plutarq. Moral, au traité, si l'homme d'àge doit se mêlerdes affaires publiques.
b Répit bl. liv. V.
c La gymnastique se divisoit eu deux parties, la danse et lalutte. On voyoit en Crète les danses armées des Curètes 5 à Lacé-démone , celles de Castor et de Pollux; à Athènes, les dansesarmées de Pallas, très-propres pour ceux qui 11e sont pas encoreen âge d’aller à la guerre. La lutte est l’image de la guerre, ditPlaton, des lois , liv. VII. Il loue l’antiquité de n’avoir éta-bli que deux danses, la pacifique et la pyrrhique. Voyezcomment eette dernière danse s’appliquoit à l’art militaire. Pla-ton, ibid.