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Tome premier.
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I. I V R E VIII, C H A P. XII. 297

sur l’arène pour se former, mais pour se cor-rompre a .

Plutarque nous dit b que , de son temps, lesRomains pensoient que ces jeux avoient été la prin-cipale cause de la servitude où étoient tombés lesGrecs. C’étoit au contraire la servitude des Grecsqui avoit corrompu ces exercices. Du temps dePlutarque c , les parcs où l'on combattoit à nud, etles jeux de la lutte, rendoient les jeunes gens lâ-ches, les portoient à un amour infâme , et n’enfaisoient que des baladins. Mais, du temps d’Epa-minondas, l’exercice de la lutte faisoit gagner auxThébains la bataille de Leuctres d .

Il y a peu de lois qui ne soient bonnes lorsquel’état n’a point perdu ses principes ; et, commedisoit Epicure en parlant des richesses, ce n’estpoint la liqueur qui est corrompue, c’est le vase.

CHAPITRE XII.

Continuation du même sujet.

prenoit à Rome les juges dans l’ordre dessénateurs. Les Gracques transportèrent cetteprérogative aux chevaliers. Drusus la donna aux

a.Aut libidinosæ

Ledxas Lacedæmonis palæstras.

Martial , lib. IV, epig. SX-

b Oeuvres morales, au traité îles demandes des choses Ri-mailles.

c Plutarque, ibid.

d Plutarque, Morales, propos de table, liv. II.