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sur l’arène pour se former, mais pour se cor-rompre a .
Plutarque nous dit b que , de son temps, lesRomains pensoient que ces jeux avoient été la prin-cipale cause de la servitude où étoient tombés lesGrecs. C’étoit au contraire la servitude des Grecsqui avoit corrompu ces exercices. Du temps dePlutarque c , les parcs où l'on combattoit à nud, etles jeux de la lutte, rendoient les jeunes gens lâ-ches, les portoient à un amour infâme , et n’enfaisoient que des baladins. Mais, du temps d’Epa-minondas, l’exercice de la lutte faisoit gagner auxThébains la bataille de Leuctres d .
Il y a peu de lois qui ne soient bonnes lorsquel’état n’a point perdu ses principes ; et, commedisoit Epicure en parlant des richesses, ce n’estpoint la liqueur qui est corrompue, c’est le vase.
CHAPITRE XII.
Continuation du même sujet.
prenoit à Rome les juges dans l’ordre dessénateurs. Les Gracques transportèrent cetteprérogative aux chevaliers. Drusus la donna aux
a.Aut libidinosæ
Ledxas Lacedæmonis palæstras.
Martial , lib. IV, epig. SX-
b Oeuvres morales, au traité îles demandes des choses Ri-mailles.
c Plutarque, ibid.
d Plutarque, Morales, propos de table, liv. II.