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Tome premier.
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L 1 V n E VIII, € H A P. XXI. 309

Telle est la nature de la chose, que le mauvaisgouvernement y est d’abord puni. Le désordrey naît soudain , parce que ce peuple prodigieux ymanque de subsistance. Ce qui Lit que, dansd’autres pays, on revient si difficilement des abus,c est qu'ils n’y ont pas des effets sensibles : le prin-ce n’y est pas averti d’une manière prompte etéclatante, comme il l’est à la Chine.

Il ne sentira point, comme nos princes, que*s’il gouverne mal, il sera moins heureux dansl’autre vie, moins puissant et moins riche danscelle-ci : il saura que, si son gouvernement n’estpas bon, il perdra l’empire et la vie.

Comme , malgré les expositions d’enfants , lepeuple augmente toujours à la Chine a , il faut untravail infatigable pour faire produire aux terresde quoi le nourrir : cela demande une grande.attention de la part du gouvernement. Il est àtous les instants intéressé à ce que tout le mondepuisse travailler sans crainte d’être frustré de sespeines. Ce doit moins être un gouvernement ci-vil qu’un gouvernement domestique.

Voilà ce qui a produit les réglements dont onparle tant. On a voulu faire régner les lois avecle despotisme; mais ce qui est joint avec le des-potisme n’a plus de force. En vain ce despotis-me, pressé par ses malheurs, a-t-il voulu s’en-chaîner ; il s’arme de ses chaînes, et devient plusterrible encore.

a Voyez le me'moire d’un Tsongtou pour qu’on de'fricheLettres édif. 21e. recueil.