3ao de l’eserit des lois,
roi de l’Europe , il le favorisa plus en le rendantle plus puissant de tous.
Sa nation , qui, dans les pays étrangers, n’estjamais touchée que de ce qu’elle a quitté ; qui,en partant de chez elle, regarde la gloire commele souverain bien , et, dans leg pays éloignés,comme un obstacle à son retour ; qui indisposepar ses bonnes qualités mêmes, parce qu’elle pa-roît y joindre du mépris; qui peut supporter lesblessures, les périls, les fatigues, et non pas laperte de ses plaisirs ; qui n'aime rien tant que sagaieté, et se console de la perte d’une bataillelorsqu’elle a chanté le général; n’auroitjamais étéjusqu’au bout d'une entreprise cjui ne peut man-quer dans un pays, sans manquer dans tous lesautres, ni manquer un moment sans manquer pourtoujours.
CHAPITRE VIII.
Cas ou la force défensive d'un état est inférieureà sa force offensive.
C^’étoit le mot du sire de Coucy au roi Charles V,,, que les Anglais ne sont jamais si foibles ni si aisésà vaincre que chez eux.” C’est ce qu’on disoitdes Romains; c’est ce qu’éprouvèrent les Carthagi-nois ; c’est ce qui arrivera à toute puissance quia envoyé au loin des armées pour réunir, par la