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Tome premier.
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36a u ji L’uriin ühs lois,

seroit dangereux dans les cas où il voudroit attentercontre la puissance exécutrice. D’ailleurs, il y ades temps plus convenables les uns que les autrespour l’assemblée du corps législatif: il faut doncque ce soit la puissance exécutrice qui règle le tempsde la tenue et de la durée de ces assemblées parrapport aux circonstances qu’elle connoît.

Si la puissance exécutrice n’a pas le droit d’ar-rêter les entreprises du corps législatif, celui-ci seradespotique; car, comme il pourra se donner toutle pouvoir qu’il peut imaginer, il anéantira toutesles autres puissances.

Mais il ne faut pas que la puissance législativeait réciproquement la faculté d’arrêter la puissanceexécutrice. Car l’exécution ayant ses limites parsa nature, il est inutile de la borner; outre que lapuissance exécutrice s’exerce toujours sur des cho-ses momentanées. Et la puissance des tribuns deRome étoit vicieuse en ce quelle arrêtoit nonseulement la législation, mais même l’exécution:ce qui causoit de grands maux.

Mais si, dans un état libre, la puissance lé-gislative ne doit pas avoir le droit d’arrêter lapuissance exécutrice, elle a droit et doit avoir lafaculté d’examiner de quelle manière les lois qu’ellea faites ont été exécutées ; et c’est l’avantage qu’ace gouvernement sur celui de Crète et de Lacé-démone, où les cosmesetles éphores ne rendoientpoint compte de leur administration.

Mais, quelque soit cet examen , le corps légis-latif ne doit point avoir le pouvoir de juger la