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Tome premier.
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37S de l’esprit des lois,

appela pas même à ses jugements a . Sa puissanceaugmenta. Mais ce qu’il y avoit d’odieux danscette puissance, devint plus odieux encore: il usur-pa le pouvoir du peuple ; il fit des lois sans lui ; ilen fit même contre lui b . Il aurait réuni les troispouvoirs dans sa personne: mais le peuple se sou-vint un moment qu’il étoit législateur, etTarquinne fut plus.

CHAPITRE XIII.

Réflexions générales sur l'état de Rome apres l'ex-pulsion des rois.

(3N ne peut jamais quitter les Romains: c’estainsi qu’encore aujourd’hui, dans leur capitale,on laisse les nouveaux palais pour aller chercherdes ruines ; c’est ainsi que l’oeil qui s’est reposésur l’émail des prairies, aime à voir les rochers etles montagnes.

Les familles patriciennes avoient eu de touttemps de grandes prérogatives. Ces distinctions,grandes sous les rois, devinrent bien plus impor-tantes après leur expulsion. Cela causa la jalousiedes plébéiens, qui voulurent les abaisser. Lescontestations frappoient sur la constitution, sansaffoiblir le gouvernement; car, pourvu que lesmagistrats conservassent leur autorité, il étoit assez

a Denys d’Halicarnasse, Livre IV.

b Ibid.