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l'ordre de leurs richesses, et fixé la part de l’impôtà proportion de celle que chacun avoit dans legouvernement. Il arrivoit de là qu’on souffroit dela grandeur du tribut, à cause de la grandeur ducrédit, et que l’on ne se consoloit de la petitesse durivd’t que par la petitesse du tribut.
11 y avoit encore une chose admirable, c’estque la division de Servius Tullius par classes étant,pour ainsi dire , le principe fondamental de la con-stitution, il arrivoit que l’équité, dans la levée destributs, tenoit au principe fondamental du gou-vernement, et ne pouvoit être ôtée qu’avec lui.
Mais pendant que la ville payoit les tributssans peine, ou n’en payoit point du tout a , lesprovinces étoient désolées par les chevaliers, quiétoient les traitants de la république. Nous avonsparlé de leurs vexations, et toute l’histoire en estpleine.
,, Toute l’Asie m’attend comme son libérateur,disoit Mithridate b , tant ont excité de haine,, contre les Romains les rapines des proconsuls c ,,, les exactions des gens d’affaires, et les calomnies„ des jugements d ”.
Voilà ce qui fit que la force des provinces 11 ’a-jouta rien à la force de la république, et ne fit
a Après la conquête de la Macédoine , les tributs cessèrentà Rome.
b Harangue tirée de Trogne Pompée, rapportée par Justin,liv. XXXVIII.
c Voyez les oraisons contre Verrès.
d On sait que ce fut le tribunal de Varus qui fit révolterles Germains.