NOTES D’H E L V È T I U S.
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car ce n’est pas le but de la nature. Oue si l’on me demandecomment on établit la pureté des moeurs par des lois indirectes,je réponds que c’est en favorisant les mariages et le divorce,en rendant les successions égales entre frères et soeurs, leseharges non héréditaires, et sur-tout l’institution nationale bienéclairée.
22 C’est le pays de la servitude déguisée.
23 C’est plutôt des amants.
2+ Tout cela est bien vague, et peu conforme aux faits.
25 C’est une preuve que ceux qui font les lois les font tou-jours à leur avantage.
26 Les anciennes républiques ont réuni le pédantisme à latyrannie, et gêné par des lois dures la liberté de la vie jour-nalière. C’est que les législateurs n’ont pas connu les droits etles besoins de l’homme, moins encore les moyens d’inspirer lavertu sans l’ordonner.
27 Cette loi, qui n’a pas le sens commun, joignoit l’injureet l’injustice à la corruption morale.
28 Cétoit raisonner comme un moine.
29 Les républiques étaient bien tyranniques dans les détailsde l’administration.
3 <i> L’action lente de la nature doit amener la presque éga-lité des deux sexes.
31 C’est tout simplement le fruit de l’ignorance sur le vé-ritable objet des lois.
32 Une société mieux organisée auroit plus de moeurs , etmoins besoin de lois.
33 II a trop d’intérét à favoriser la corruption ; rien nedistrait autant de taure affaire publique.
34 Tout cela tient à l’oubli des vrais besoins de la natureet des sources du vrai bonheur.
3 5 Les lois somptuaires annoncent l’impéritie du législateur,s’il est mouarque; et la jalousie, si c’est la multitude qui donnedes lois. C’est en ôtant toutes les gênes qu’on détruit le luxe.
3 6 II ne faudroit pas de lois pour les dots, si tous les en-fants partageoient également.