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Tome premier.
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NOTES D’ HELVÉTIUS.

4 Les uns étoient pauvres, et les autres fous.

5 Ouand il sera libre de suivre son intérêt, mais qu’oune permettra pas à l’intérêt d’être législateur, le luxe fera peude ravages.

6 C’étoit la faute des lois. Les Romains parvinrent à la for-tune comme d’insolents parvenus; ils en jouirent de même.

7 Su» chaque gouvernement Montesquieu n’a qu’un seulmodèle.

8 C'est qu’ils sont égaux en pouvoir et inégaux en fortune.

9 Cela seroit bien à rebours du bon sens.

10 Elles ne les forçaient pas. C’étoit pour plaire au peuple.

11 Tacite ne prend-il pas l’effet pour la cause?

12 C’est bien une nécessité que ce partage inégal amène le

luxe, quand la lumière et la liberté ne régnent pas.

Les folles dépenses occasionnent les grandes misères,parceque les colifichets sont mieux payés que les denrées.

Il faut que les dépenses concourent à la reproduction deschoses utiles et nécessaires.

13 II donne bien d’autres raisons, dont Montesquieu, commeà son ordinaire, ne prend que ce qui convient à son système.

!4 Ouand les hommes sont peu éclairés sur les sources dubonheur, et que les gouvernements favorisent l’inégalité desrichesses.

is Des lois sages empêchement le luxe sans le défendre.

16 Montesquieu suppose toujours qu’on peut tout faire aveedes lois, même contre la nature des choses.

17 Y font-elles deux enfants à-la-fois?

18 Si le laboureur suffit pour nourrir dix hommes, qu’im-porte ?

19 On parle toujours de la Chine en aveugle.

20 Voilà bien les moeurs des plus absurdes despotes.

2 1 Les bons législateurs n’exigent point une certaine gravité demoeurs: ils se bornent à établir, par des lois indirectes, la pu-reté des moeurs ; et cela est plus aisé qu’on ne croit. Avec cettegravi é de moeurs, la société domestique est dure, impérieuse,tyrahniqne; et ce n’est pas là le but d’une bonne législation,