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Tome second.
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LIVRE XII, C H A p. XII,

1C )

Dans le manifeste de la czarine Anne, donnécontre la famille dOlgourouki % un de ces prin-ces est condamné à mort pour avoir proféré desparoles indécentes qui avoient du rapport à sapersonne; un autre, pour avoir malignement in-terprété ses sages dispositions pour lempire , et of-fensé sa personne sacrée par des paroles peu res-pectueuses.

Je ne prétends point diminuer lindignationque lon doit avoir contre ceux qui veulent flétrirla gloire de leur prince; mais je dirai bien, que,si lon veut modérer le despotisme, une simplepunition correctiônelle conviendra mieux dans cesoccasions quune accusation de lèse-majesté, tou-jours terrible à linnocence même b .

Les actions ne sont pas de tous les jours ; biendes gens peuvent les remarquer: une fausse accu-sation sur des faits peut être aisément éclaircie,Les paroles qui sont jointes à une action prennentla nature de cette action. Ainsi un homme quiva dans la place publique exhorter lés sujets à larévolte, devient coupable de lèse-majesté, parceque les paroles sont jointes à laction, et y partici-pent. Ce ne sont point les paroles que lon punit,mais une action commise dans laquelle on emploieles paroles. Elles ne deviennent des crimes quelorsquelles préparent, qu elles accompagnent, ou

a En 1730,

b Jitc hibricum lingual ad fctntmt fitciie traheuctu») est. Modes-,tin, dans la loi VII, §. 3. au tF. ai_leg. Jul. nmj.