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DE L’ESPRIT DES LOIS,
vantent an de leurs empereurs, qui gouverna,disent-ils, comme le ciel, c’est-à-dire , par sonexemple.
Il y a des cas où la puissance doit agir danstoute son étendue : il y en a où elle doit agir parses limites. Le sublime de l’administration est debien connoître quelle est la partie du pouvoir ,grande ou petite, que l’on doit employer dans lesdiverses circonstances.
Dans une monarchie, toute la félicité consistedans l’opinion que le peuple a de la douceur dugouvernement. Un ministre mal - habile veuttoujours vous avertir que vous êtes esclaves. Mais,si cela étoit, il devroit chercher à le faire ignorer.Il ne sait vous dire ou vous écrire, si ce n’est quele prince est fâché; qu’il est surpris ; qu’il mettraordre. Il y a une certaine facilité dans le com-mandement : il faut que le prince encourage , etque ce soient les lois qui menacent a .
CHAPITRE XXVI.
j Que, dans la monarchie, le prince doit êtreaccessible.
Cela se sentira beaucoup mieux par les con-trastes. „ Le czar Pierre I. er , dit le sieur Perry B ,„ a fait une nouvelle ordonnance, qui défend de
a Nerva, dit Tacite, augmenta la facilité de l’empire.
b L’état de la Grande Russie, page 173 , édit, de Paris, 1717.