Band 
Tome second.
Seite
35
JPEG-Download
 

LIVRE XII, CHAI. XXIV. 35

dont elles partent. Philippe de Macédoine ayantété blessé au siège dune ville, on trouva sur lejavelot: Aster a porté ce coup mortel à Philippe*.Si ceux qui accusent un homme le faisoient envue de bien public, ils ne laccuscroient pas de-vant le prince, qui peut être aisément prévenu,mais devant les magistrats, qui ont des règles quine sont formidables quaux calomniateurs. Que.sils ne veulent pas laisser les lois entre eux etlaccusé, cest une preuve quils ont sujet de lescraindre; et la moindre peine quon puisse leurinfliger, cest de ne les point croire. On ne peuty faire dattention que dans les cas qui ne sauroientsouffrir les lenteurs de la justice ordinaire, etil sagit du salut du prince. Pour lors, on peutcroire que celui qui accuse a fait un elîort qui adélié sa langue et la fait parler. Mais, dans lesautres cas, il faut dire, avec lempereur Constan-ce : Nous ne saurions soupçonner celui à qui il a manqué un accusateur, lorsquil ne lui manquoit pas un ennemi b

CHAPITRE XXV.

De la manière de gouverner dans la monarchie.

Ï_j'autorité royale est un grand ressort qui doitse mouvoir aisément et sans bruit. Les Chinois

a Plutarque, œuvres morales, collât. île quelques histoiresromaines et grecques , tome II, page 4 S 7 .

b Leg. VI , Code, théod. de futnos. libelli :.