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Tome second.
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LIVRE XXII, CH AP. II. 3 35

Les lois des Germains apprécièrent en argentles satisfactions pour les torts que lon avoit faits,et pour les peines des crimes. Mais , comme il yavoit très-peu dargent dans le pays, elles réap-précièrent largent en denrées ou en bétail. Cecise trouve fixé dans la loi des Saxons, avec de cer-taines différences , suivant laisance et la com-modité des divers peuples. Dabord a , la loi dé-clare la valeur du sou en bétail : le sou de deuxtrémisses se rapportoit à un boeuf de douze mois,ou à une brebis avec son agneau ; celui de troistrémisses valoit un boeuf de seize mois. Chezces peuples, la monnoie devenoit bétail, mar-chandise , ou denrée; et ces choses devenoientmonnoie.

Non seulement largent est un signe des cho-ses, il est encore un signe de largent, et repré-sente largent, comme nous le verrons au cha*pitre du change.

CHAPITRE III.

Des monnoies idéales.

Il y a des monnoies réelles et des monnoiesidéales. Les peuples policés, qui se servent pres-que tous de monnoies idéales, ne le font queparce quils ont converti leurs monnoies réelles enidéales. Dabord leurs monnoies réelles sont un

a Loi des Saxons, liv. XVIII.