POSA NES.
7 .
LETTRE V.
R U S T A N A U S B E K.
À Erzeron.
f g 1
X u es le sujet de toute:; les conversations d’Is-pahan ; on ne parle que de ton départ. Les unsl’attribuent à une légèreté d’esprit, les autres àquelque chagrin ; tes amis seuls te défendent, etils ne persuadent personne. On ne peut com-prendre que tu puisses quitter tes femmes, tesparents, tes amis, ta patrie, pour aller dans desclimats inconnus aux Persans. La mère de Ricaest inconsolable,; elle te demande son fils, quetu lui as, dit-elle, enlevé. Pour moi, mon cherUsbelt, je me sens naturellement porté à ap-prouver tout ce que tu fais; mais je ne sauroiste pardonner ton absence; et, quelques raisonsque tu m’en puisses donner, mon coeur ne lesgoûtera jamais. Adieu. Aime-moi toujours.
D’Ispahan, le 28 de la lunede Rebiab , 1, 1711.
LETTRE VI.
Us B EK A SON -AMI NeSSIK.
A Ispahan.
A une journée d’Erivan , nous quittâmes laPerse pour entrer dans les terres de l’obéissancedes Turcs. Douze jours après, nous arrivâmes