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Tome cinquième.
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LETTRES

offenser; cependant je voudrois vons plaire , etemployer à cela la vie que je tiens de vous. Je nesais si je me trompe ; mais je crois que le meilleurmoyen pour y parvenir est de vivre en bon ci-toyen dans la société où vous m’avez fait naître,et en bon père dans la famille que vous m’avezdonnée.

De Paris, le 8 de la lunede Chahban 1713.

LETTRE XLVII.

Z A C H I A U S B E K.

A Paris.

T

J’ai une grande nouvelle à t’apprendre : je mesuis réconciliée avec Zéphis ; le serrail. partagéentre nous, s’est réuni. Il ne manque que toidans ces lieux où la paix règne : viens, mon cherUsbek, viens y faire triompher l’amour.

Je donnai à Zéphis un grand festin , où tamère, tes femmes, et tes principales concubines,furent invitées; tes tantes et plusieurs de tes cou-sines s’y trouvèrent aussi : elles étoient venues àcheval, couvertes du sombre nuage de leurs voi-les et de leurs habits.

Le lendemain nous partîmes pour la campa-gne, où nous espérions être plus libres : nousmontâmes sur nos chameaux, et nous nous mî-mes quatre dans chaque loge. Comme la partieavoit été faite brusquement, nous n’eumes pas le

temps