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déshabillée, pour me secourir; mais un eunuquenoir la prit brutalement, et la fit rentrer dansl’endroit d’où elle étoit sortie. Pour lors je m’é-vanouis, et ne revins à moi qu’après que le périlfut passé.
Que les voyages sont embarrassants pour lesfemmes! Les hommes ne sont exposés qu'aux dan-gers qui menacent leur vie; et nous sommes, à tousles instants, dans la crainte de perdre notre vie ounotre vertu. Adieu, mon cher Usbek. Je t’ado-rerai toujours.
Du serrail île Falmé, le a de la lunede Ralimazan 1713.
LETTRE X L V I I I.
Usbek a R h É d r.
A Venise.
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EUX qui aiment a s instruire ne sont jamaisoisifs. Quoique je 11e sois chargé d’aucune affaireimportante, je suis cependant dans une occupa-tion continuelle. Je passe ma vie à examiner ;j’écris le soir ce que j’ai remarqué, ce que j’aivu, ce que j’ai entendu dans la journée; toutm’intéresse , tout m’étonne : je suis comme unenfant dont les organes encore tendres sont vive-
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ment frappés par les moindres objets.
Tu ne le croirois pas peut-être : nous som-iries reçus agréablement dans toutes les compa-gnies et dans toutes les sociétés. Je crois devoir-
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