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Tome cinquième.
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PERSANES.

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moi: nous n’étions pas de même lit; j’ai ouï direà feu ma soeur que sa fille et moi naquîmes lamême année. Je le disois bien, madame; et jen’avois pas tort d'être étonné.

Mon cher Usbek, les femmes qui se sententfinir d’avance par la perte de leurs agréments, vou-droient reculer vers la jeunesse. Eh! comment nechercheroient-elles pas à tromper les autres P ellesfont tous leurs efforts pour se tromper elles-mêmes,et se dérober à la plus affligeante de toutes lesidées.

De Paris, le 3 de la lunede Chalval 1713.

LETTRE LUI.

ZélisaUsbek.

A Paris.

Jamais passion n’a été plus forte et plus viveque celle de Cosrou, eunuque blanc, pour monesclave Zélide ; il la demande en mariage avec tantde fureur, que je ne puis la lui refuser. Et pour-quoi ferois-je de la résistance, lorsque sa mère n’ervfait pas , et que Zélide elle-même paroît satisfaitede l’idée de ce mariage imposteur, et de l’ombrevaine qu’on lui présente?

Que veut-elle faire de cet infortuné,, qui n’aurad’un mari que la jalousie ; qui ne sortira de safroideur que pour entrer dans un désespoir inutile;qui sa rappellera toujours la mémoire de ce qu’il