PERSANES.
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vous dans ces siècles reculés: tout vous parlera dumagisme , et rien de la secte mahométane , qui,plusieurs milliers d’années après, n’étoit pas mêmedans son enfance. Mais, dit-elle, quand ma re-ligion seroit plus moderne que la vôtre, elle estau moins plus pure, puisqu’elle n’adore que Dieu;au lieu que vous adorez encore le soleil, les étoiles,le feu , et même les éléments. Je vois, ma soeur,que vous avez appris, parmi les musulmans, à ca-lomnier notre sainte religion. Nous n’adorons niles astres ni les éléments; et nos pères ne les ontjamais adorés, jamais ils ne leur ont élevé destemples, jamais ils ne leur ont offert des sacrifices;ils leur ont seulement rendu un culte religieux,mais inférieur, comme à des ouvrages et des ma-nifestations de la divinité. Mais , ma soeur, aunom de Dieu qui nous éclaire, recevez ce livre sacréque je vous porte ; c’est le livre de notre législa-teur Zoroastre: lisez-le sans prévention; recevezdans votre coeur les rayons de lumière qui vouséclaireront en le lisant: souvenez-vous de vos pèresqui ont si long-temps honoré le soleil dans la villesainte de Balk; et enfin souvenez-vous de moi,qui n’espère de repos, de fortune, de vie, quede votre changement. Je la quittai tout transporté,et la laissai seule décider la plus grande afiaire queje pusse avoir de ma vie.
J'y retournai deux jours après. Je ne lui parlaipoint; j’attendis dans Fe silence l’arrêt de ma vieou de ma mort. Vous êtes aimé, mon frère, medit-elle, et par une guébre. J’ai long - temps