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Tome cinquième.
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PERSANES.

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elle avoit continué ses progrès avec la même furie.Accables de maux dès leur naissance, incapablesde soutenir le poids des charges de la société, ilsauraient péri misérablement.

Qu’aurait'ce été si le venin eût été un peuplus exalté ? et il le serait devenu sans doute si l’onn’avait été assez heureux pour trouver un remèdeaussi puissant que celui qu’on a découvert. Peut-être que cette maladie , attaquant les parties de lagénération, aurait attaqué la génération même.

Mais pourquoi parler de la destruction quiaurait pu arriver au genre humain? N’est-elle pasarrivée en effet? et le déluge ne le réduisit-il pasà une seule famille ?

Il y a des philosophes qui distinguent deuxcréations ; celle des choses, et celle de l’homme.Ils ne peuvent comprendre que la matière et leschoses créées n’aient que six mille ans; que Dieuait différé, pendant toute l’éternité, ses ouvrages,et n’ait usé que d’hier de sa puissance créatrice.Seroit-ce parce qu’il ne l’auroit pas pu, ou parcequ’il ne l’aurait pas voulu? Mais, s’il ne l’a paspu dans un temps , il ne l’a pas pu dans l’au-tre. C’est donc parce qu’il ne l’a pas voulu.Mais, comme il n’y a point de succession dansDieu, si l’on admet qu’il ait voulu quelque choseune fois, il l’a voulu toujours, et dès le com-mencement.

a Cependant tous les historiens nous parlentd’un premier père : ils nous font voir la nature

a Dans les précédentes éditions, avant cet alinéa, on lisoitcelui-ci: ,, Il ne faut donc pas compter les années du monde: