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Tome sixième.
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DES ROMAINS, CH AP. I.

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biens, ses continuelles ressources, font bien voirque ce nétoit pas un homme méprisable.

Les places que la postérité donne sont sujettes,comme les autres, aux caprices de la fortune.Malheur à la réputation de tout prince qui estopprimé par un parti qui devient le dominant,ou qui a tenté de détruire un préjugé qui luisurvit!

Rome, ayant chassé les rois .établit des consulsannuels ; cest encore ce qui la porta à ce hautdegré de puissance. Les princes ont dans leur viedes périodes dambition ; après quoi dautres pas-sions, et loisiveté même, succèdent : mais la répu-blique ayant des chefs qui changeoient tous les ans,et qui cherchoient à signaler leur magistraturepour en obtenir de nouvelles, il ny avoit pas unmoment de perdu pour lambition; ils engageoientle sénat à proposer au peuple la guerre, et luimontroient tous les jours de nouveaux ennemis.

Ce corps y étoit déjà assez porté de lui-même;car, étant fatigué sans cesse par les plaintes et lesdemandes du peuple , il cherchoit à le distraire deses inquiétudes, et à loccuper au dehors a .

Or la guerre étoit presque toujours agréable anpeuple, parce que, par la sage distribution dubutin, on avoit trouvé le moyen de la lui rendreutile.

* Dailleurs lautorité du sénat étoit moins bornée dans lesaffaires du dehors que dans celles de la ville.

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