DANS LA RELIGION.
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Cicéron dit a que Fabius, étant augure, tenoitpour règle que ce qui étoit avantageux à la ré-publique se faisoit toujours sous de bons auspices.Il pense, comme Marcellus b , que, quoique lacrédulité populaire eût établi au commencementles augures, on en avoit retenu l’usage pour l’uti-lité de la république; et il met cette différenceentre les Romains et les étrangers, que ceux-cis’en servoient indifféremment dans toutes les oc-casions, et ceux-là seulement dans les affaires quiregardoient l’intérêt public. Cicéron c nous ap-prend que la foudre tombée du côté gauche étoitd’un bon augure, excepté dans les assemblées dupeuple, praeter quam ad comilia. Les règles del’art cessoient dans cette occasion: les magistratsy jugeoient à leur fantaisie de la bonté des auspi-ces , et ces auspices étoient une bride avec laquelleils menoient le peuple. Cicéron ajoute: Hoc insti-tutum reipub/icae causa est, ut comitiorum , veltu jure legum , vel in judiciis populi , vel in crean-dis magistratibus , principes civitatis essent inter-prètes. Il avoit dit auparavant qu’on lisoit dansles livres sacrés : jfove tonante et fulgurante , co-milia populi habere nefas esse. Cela avoit étéintroduit, dit-il, pour fournir aux magistrats
a Opthnis anspiciis fa geri quae pro yeipublicae sainte gererentur}qnae contra rempublicam fièrent , contra auspicin fierit. (.De Senectute,cap. IV.)
b De Divimitionc.c De Divinatione, lib. II.