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Tome sixième.
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DIALOGUE

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des états, à faire des ligues, à punir un usurpateur:mais pour ces minces détails de gouvernement; les gér.:es médiocres ont tant d'avantages, cettelente exécution des lois , cette discipline d'unemilice tranquille, mon ame ne sauroit sen occuper.

Il est singulier, lui dis-je, que vous ayezporté tant de délicatesse dans lambition. Pionsavons bien vu de grands hommes peu touchésdu vain éclat et de la pompe qui entourent ceuxqui gouvernent : mais il y en a bien peu qui naientété sensibles au plaisir de gouverner, et de fairerendre à leurs fantaisies le respect qui nestquaux lois.

Et moi, me dit-il, Eucrate, je nai jamais,été si peu content que lorsque ie me suis vu maîtreabsolu dans Rome; que jai regardé autour demoi, et que je nai trouvé ni rivaux ni ennemis.

Jai cru quon diroit quelque jour que je navoischâtié que des esclaves. Veux-tu, me suis-jedit, quedans ta patrie il ny ait plus dhommesqui puissent être touchés de ta gloire? Et, puis-que tu établis la tyrannie, ne vois-tu pas bienquil ny aura point après toi de prince si lâcheque la flatterie ne tégale, et ne pare de ton nom,de tes titres, et de tes vertus même?

Seigneur, vous changez toutes mes idées. Dela façon dont je vous voyois agir, je croyois quevous aviez de lambition , mais aucun amour pour