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LETTRES
LETTRE II.
AU MÊME.
Ï^ÈRECerati, vous êtes mon bienfaiteur: vousêtes comme Orphée; vous faites suivre les rochers.Je mande à l’abbé Duval a que je n’entends pasqu’il abuse de l’honnêteté de M. Fouquet, maisqu’il poursuive, et que ce qui reviendra soit par-tagé à l’amiable entre monseigneur et lui.
Enfin Rome est délivrée de la basse tyranniede Bénévent; et les rênes du pontificat ne sontplus tenues par ces viles mains. Tous ces faquins,Sainte-Marie à leur tête, sont retournés dans leschaumières où ils sont nés, entretenir leurs parensde leur ancienne insolence. Coscia n’aura pluspour lui que son argent et sa goutte. On pendratous les Bénéventins qui ont volé , afin que laprophétie s’accomplisse sur Bénévent : Fox in Ramaaudita est ; Rachel plorans fUios suos noluit con-solari , quia non sunt.
Donnez-nous un pape qui ait un glaive commeS. Paul, non pas un rosaire comme S. Dominique,ou une besace comme S. François. Sortez de
a II avoit été secrétaire de l'auteur. Ce fut lui qui porta lemanuscrit des Lettres persanes en Hollande , et l’y fit imprimer ; cequi coûta à leur auteur beaucoup de frais sans aucun profit. Ilobtint en sa faveur la résignation du bénéfice que M. Fouquetavoit obtenu de la cour de Rome en Bretagne, et il s’agissoitici de l’argent ou de la pension que M. Duval devoit payer à ceprélat.