FAMILIERES.
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votre léthargie : Exoriare aliquis. N’avez - vouspoint de honte de nous montrer cette vieille chairede S. Pierre avec le dos rompu et pleine de ver-moulure? Voulez-vous qu’on regarde votre coffre,où sont tant de richesses spirituelles, comme uneboîte d’orviétan ou de mithridate? En vérité, vousfaites un bel usage de votre infaillibilité ! Vousvous en servez pour prouver que le livre de Ouesnelne vaut rien ; et vous ne vous en servez pas pourdécider que les prétentions de l’empereur surParme et Plaisance sont mauvaises ! Votre triplecouronne ressemble à cette couronne de laurierque mettoit César pour empêcher qu’on ne vîtqu’il étoit chauve. Mes adorations à M. le car-dinal de Polignac. Je fus reçu, il y a trois jours,membre de la société royale de Londres. On yparla d’une lettre de M. Thomas Dhisam à sonfrère, qui demandoit le sentiment de la sociétésur les découvertes astronomiques de M. Bianchini.Embrassez, s’il vous plaît, de ma part, l’abbé,le cher abbé Niccolini.
Je vous salue, cher père, de tout mon coeur.
De Londres, le premier mars 1730.