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souper chez lui avec vous à son retour de Naples;mais je crains bien que, si la guerre continue, jene sois forcé d’aller planter des choux à la Brtde.Notre commerce de Guienne sera bientôt auxabois: nos vins nous resteront sur les bras; etvous savez que c’est toute notre richesse. Je pré-vois que le traité provisionnel de la cour de Turinavec celle deYienne nous enlèvera le commandeurde Solar; et en ce cas je regretterai moins Paris.Dites mille choses pour moi à M. le marquis deBreil. L’humanité lui devra beaucoup pour labonne éducation qu’il a donnée à M. le duc deSavoie, dont j’entends dire de très-belles choses.J’avoue que je me sens un peu de vanité de voirque je me formai une juste idée de ce grandhomme, lorsque j’eus l’honneur de le connoîtreà Vienne. -Te voudrois bien que vous fussiezde retour à Paris avant que j’en parte; et jeme réserve de vous dire alors le secret du Templede Gnide a . Tâchez d’arranger vos intérêts
a II lui avoit fait présent «le cet ouvrage, lorsqu'il pritcongé de lui eu partant île Turin, sans lui dire qu’il en étoitl’auteur. Il le lui apprit depuis, eu lui disant que c’étoit uneidée à laquelle la société de mademoiselle de Clermont, prin-cesse du sang, qu’il avoit l’honneur de fréquenter, avoit donnéoccasion, sans d’autre but que de faire une peinture poétiquede la volupté.
( Ce morceau charmant a été mis en grands vers fnntaispar Colardeau , et en vers libres par Léonard en 17S7. Ledocteur Clansy l’a traduit envers latins , Venuti et Vespisitnoen italien. Note des éditeurs. )