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Tome huitième.
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LETTRES

ne point vous engager dans son expédition, avantque d’avoir de bonnes assurances de la cour surles conditions qui vous conviennent; mais, puis-qu’il paroît que vous êtes déjà décidé pour lerefus, il est inutile de vous présenter ici d’autresréflexions.

Les propositions du ministre de Prusse pour lalevée d’un régiment étranger méritent sans douteplus d’attention, dès qu’elles peuvent se combineravec vos finances. Mais il faut calculer pour l’a-venir: quelle assurance qu’à la paix le régimentne soit point réformé? et en ce cas quel dédom-magement pour les avances que vous seriez obligéde faire? En matière d’intérêt, il faut bien stipuleravec cette air. Je doute d’ailleurs que le génieitalien s’ac<. mmode avec l’esprit du service prus-sien: j’aurois bien des choses à vous dire là-dessus;mais vous êtes trop clair-voyant.

A l’égard des avantages que l’on vous fait entre-voir au service du nouvel empereur, vous êtesplus à portée que moi de juger de leur solidité,et trop sage pour vous laisser éblouir. Pour moi,qui ne suis pas encore bien persuadé de la stabilitédu nouveau système politique d’Allemagne, je nefonderois pas mes espérances sur une fortune pré-caire et peut - être passagère. Par ce que j’ail’honneur de vous dire , vous sentez que je r,epuis qu’approuver la préférence que vous donne-riez à des engagemens pour le service d’Autriche.Outre que c’est là votre première inclination,l’exemple de nombre de vos compatriotes vous