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bien d’écrire à madame d’Aiguillon : si je le luipropose, il est sûr et très-sûr qu'elle n’en ferarien ; mais si vous lui écrivez, elle m’en parlera,et je lui dirai des choses qui pourront l’engager.Si vous gagnez encore un prix, cela applanira lesdifi'Lcultés. Le P. Dc-smolets m’a dit que voustravailliez: moi je travaille de mon côté ; maismon travail s’appesantit.
Le chevalier Caldwell m’a écrit que vous étieztenté d’aller avec lui en Égypte; je lui ai mandéque c’étoit pour aller voir vos confrères les momies.Son aventure a de Toulouse est bien risible : ilparoît que dans cette ville-là ou est aussi fanati-que en fait de politique qu’en fait de religion.
Faites, je vous prie, mes respectueux compli-mens à M. le premier président Bon b : la première
a Le chevalier Caldv.ell, Irlandais, s’étant arrêté à Toulouse,s'anuisoit à aller prendre des oiseaux hors de la ville. Commeon le voyoit sortir tous les matins de bonne heure, et roder au-tour de la ville avec un petit garçon, tenant souvent du papieret un crayon en main, les capitouls soupçonnèrent qu’il pourroitbien s’occuper à en lever ie plan ", dans un temps où l’on étoiten guerre avec l’Angleterre. On l’arrêta en conséquence ; etcomme en fouillant dans ses poches on lui trouva un dessin quiétoit celui de la machine avec laquelle il apprenoit à prendreles oiseaux, et plusieurs cartes avec un catalogue de mots quiétoient les noms des oiseaux, qu’on n’entendoit pas parce qu’ilsétoient écrits en anglais, on ne douta pas que tout cela n’eûtrapport à l’entreprise supposée ; et on le mit aux arrêts jusqu’àce qu’il eût fait connoître son innocence, et jusqu’à ce que quel-qu’un eût répondu de lui.
* La ville de Toulouse n’est point fortifiée.
h Premier président de la cour des aides de Montpellier,conseiller d’état, et de l’académie des sciences, qui trouva le