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Tome huitième.
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X E T THES

commence toujours avec moi ses conversations parces mots: „ Avez-vous des nouvelles de M. Cerati”?L’abbé de Guasco est de retour de son voyage deLanguedoc ou de Provence : vous l’avez vu unhomme de bien; il s’est perdu comme David etSalomon. Le prince de Wurtemberg m’a dit qu’ilavoit vingt-une femmes sur son compte: il ditqu’il aime mieux qu’on lui en donne vingt-unequ’une ; et il pourroit bien avoir raison. Au milieude sa galanterie vagabonde, il ne laisse pas de rem-porter des prix à l'académie de Paris : il a gagné leprix de l’année passée, et il vient de gagner celuide cette année.

Je dois quitter Paris dans une quinzaine de jours,et passer quatre ou cinq mois dans ma province ;et je mènerai l’abbé de Guasco à la Brède a fairepénitence de ses déréglemens. Madame Geoffrin b

» Il étoit allé à Bordeaux pour y passer un hiver, et lacompagnie de Montesquieu l’y retint trois ans, l’un et l’autres’occupant beaucoup à l’étude et s’amusant à l’agriculture.

b Femme de M. Geoffrin , entrepreneur de glaces. Elleprofita de la fortune considérable de son époux, et des avan-tages de son esprit, pour rassembler chez elle les personnes desdeux sexes, d’un mérite ou d’un rang distingués, qui partagcoientet qui formoient la célébrité de son cercle. Elle avoit rendudes services importans au comte de Poniatowski, depuis roi dePologne. Parvenu au trône, il l’appela à Varsovie en 176$; illa combla d’honneurs et de soins jusqu’à son retour à Paris , oùelle mourut en 1777. Elle eut le sort des femmes qui, osantavoir de l’esprit et des connoissances, préfèrent l’éclat bruyantde la célébrité au bonheur paisible des vertus domestiques. D’A-lembert, Thomas et Morellet, firent l’éloge de cette femme