FAMILIÈKES.
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notre principal commerce. Je suis bien aise quevous soyez content de \'Esprit des lois. Les éloge»que la plupart des gens pourroient me donnerlà-dessus, flatteroient ma vanité; les vôtres au^men-
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tent mon orgueil, parce qu’ils sont donnés par un.homme dont les jugemens sont toujours justes a ,et jamais téméraires. Il est vrai que le sujet estbeau et grand: je dois bien craindre qu’il n’eûtété beaucoup plus grand que moi; je puis direque j’y ai travaillé toute ma vie. Au sortir ducollège , on me mit dans les mains des livres dedroit; j’en cherchai l’esprit; j’ai travaillé; je nefaisois rien qui vaille. Il y a vingt ans que jedécouvris mes principes; ils sont très-simples:un autre qui auroit autant travaillé que moi, auroitfait mieux que moi. Mais j’avoue que cet ouvragea pensé me tuer: je vais me reposer; je ne tra-vaillerai plus. Je vous trouve fort heureux d’avoirà Rome M. le duc de Nivernais b : il avoit autre-fois de la bonté pour moi ; il n’étoit pour lorsqu’aimable: ce qui doit me piquer, c’est que j’ai,perdu auprès de lui à mesure qu’il est devenuplus raisonnable. M. le duc de Nivernais a auprès
a J’ai appris à Turin que, lorsque celui-ci eut lu la pre-mière fois l 'Esprit des Lois, il dit: ,, Voilà un livre qui opérera„ une révolution clans les esprits en France C’est une despreuves que ses jugemens étoient justes.
a Auteur de fables ingénieuses imprimées à Paris chez Didotjeune en 1796, et de mélanges piquans de littérature dont cetaimable Nestor a embelli notre crépuscule littéraire en 1797.ÇLfete dis éditeurs.)