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Tome huitième.
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FAMILIÈRES.

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LETTRE XXX I.

A M. l’ABBÉ DE GuASCO.

A Paris.

Po u R vous prouver , illustre abbé , combienvous avez eu tort de me quitter, et combien peuje puis être sans vous, je vous donne avis que jepars pour vous aller joindre à Paris ; car depuisque vous êtes parti, il me semble que je n’ai plusrien à faire ici. Vous êtes un imbécille de n’avoirpoint été voir l’archevêque a , puisque vous vousêtes arreté quelques jours à Tours: c’étoit peut-êtrela seule personne que vous aviez à voir; et il vousauroit ties-bien reçu. Vous auriez dû faire undemi-tour à gauche à Veret; M. et madame d’Ai-guillon vous en auroient loué. Cela valoit bienmieux que votre abbaye de Marmoutier, où vou3n’aurez vu que des choses gothiques , et de vieillespaperasses qui vous gâtent les yeux. Votre Irlan-dais de Nantes m’a beaucoup diverti. Un ban-quier a raison de se figurer qu’un homme quis’adresse à lui pour chercher des académies, parle decelles de jeu, et non des académies littéraires, où iln’y a rien à gagner pour lui. Le curé voit en songeson clocher , et sa servante y voit la culotte. Jesavois bien que vous aviez fait vos preuves de

» M. île Rastignac, un des plus illustres prélats de Francede son temps.