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J. ITTR E S
Vous savez qu’il a son style particulier t auquel ilne renonce pas , même quand il parle auxministres a . Marquez-moi ce que je dois lui ré-pondre: il viendra chez vous tous les soirs, jusqu’àce que la lecture soit terminée. Bon soir.
De Paris, à son logis, en 1749.
LETTRE XXXIII.
A MONSEIGNEUR CeRATI.
J’ai trouvé, en passant à la campagne, MM. deSainte - Palaye , qui m’ont parlé de monseigneurCerati : je les ai perpétuellement interrogés surmonseigneur Cerati. Quelque chose me déplaisoit,c’étoit de n'être point à Rome avec le grand hommedont ils me par'oient. Us m’ont dit que vousvous portiez bien ; j’en rends grâces à l’air deRome, et je m’en félicite avec tous vos amis.
a II demandoit nn jour quelque chose à M. de Chanvelin ,alors garde des sceaux, touchant le procès qu'il avoit pour leduché d’Estouteville, qu’on lnl contestoit 9 ce ministre s’étoitservi de ces termes en lui parlant: ,, Monsieur, je dois vous,, dire que ni le roi, ni M. le cardinal, ni moi , n’y consenti-, rons jamais.” A quoi M. d’Estouteville répliqua sur-le-champ :„ Ma foi, monsieur, voilà deux beaux pendans que vous donnez,, au roi, M. le cardinal et vous. Je suis fils et petit-fils de,, ministres; mais si mon père ou mon grand-père eussent tenu„ lin pareil propos, on les eût mis aux petites-maisons”. Etil se retira.