FAMILIERES.
1 r J
LETTRE XXXV.
A M. l’abbé DE GuASCO.
A Londres.
Xavois déjà appris par mylord Albermal, moncher comte, que vous ne vous étiez point noyéen traversant de Calais à Douvres, et la bonneréception qu’on vous a faite à Londres. Vousserez toujours plus content de vos liaisons avec leduc. de Richemond, mylord Chesterfield, et my-lord Grenville. Je suis sûr que, de leur côté,ils chercheront de vous avoir le plus qu’ils pour-ront. Parlez-leur beaucoup de moi: mais je.n'exige point que vous tostiez si souvent y quandvous dînerez chez le duc de Richemond. Ditesà mylord Chesterfield que rien ne me flatte tantque son approbation; mais que, puisqu’il me litpour la troisième lois, il ne -sera que plus en étatde me dire ce qu’il y a à corriger et à rectifierdans mon ouvrage: rien 11e m’instruiroit mieuxque ses observations et sa critique.
Vous devez être bien glorieux d’avoir été lupar le roi , et qu’il ait approuvé ce que vous avezdit sur l’Angleterre. Moi, je ne suis pas sûr desi hauts suffrages; et les rois seront peut-être lesderniers qui me liront; peut-être même ne meliront-ils point du tout. Je sais cependant qu’ilen est un dans le monde qui m’a lu ; et M. de