9 °
LETTRES
fortune: je n’y ai point contribué pour la villede Bordeaux; car j’avois détaché l’abbé de Guascopour en dire du mal. Vous qui êtes l’esprit detous les esprits, vous devriez le traduire, et j’en-verrois votre traduction à madame de Mirepoix àLondres. Je n’en ai point de copie; mais le pré-sident Barbot l’a, ou bien M. Dupin. Vous savezque tout ceci est une badinerie qui fut faite àLunéville pour amuser une minute le roi de Po-logne.
J’oubliois de vous dire que tout est compensédans ce monde: je vous ai parlé des jugemens del’Italie sur Y Esprit des lois ; il va paraître à Parisune ample critique faite par M. Dupin, fermier-général. Ainsi me voilà cité au tribunal de lamaltôte, comme j’ai été cité à celui du journal deTrévoux. Adieu, mon cher abbé. Voilà uneépître à la Bonardi a . Je vous salue et vous em-brasse de tout mon coeur.
Ne soyez point la dupe de la traduction; carsi l’esprit ne vous en dit rien, il ne vauj: pas lapeine que vous y rêviez un quart d'heure.
De Paris, le ... .
a On a déjà parlé, dans une note, de cet écrivain fort versédans l’histoire de la littérature moderne de France, mais fort pro-lixe dans ses écrits et dans ses lettres. Il a laissé des manuscritssur les auteurs anonymes et pseudonymes.