1 . E T THES
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LETTRE L I.
AU M È M E.
A Vérone.
^Îon cher ami, vos titres se multiplient telle-ment, que je ne puis plus les retenir; voyons.
comte de C.lavières, chanoine de Tournay, cheva-lier d’une croix impériale a , membre de l’académiedes inscriptions, de celles de Londres, de Berlin,et de tant d’autres, jusqu’à celle de Bordeaux:vous méritez bien tous ces honneus, et bien d’autresencore.
Je suis bien aise que vous ayez eu du succèsdans la négociation pour votre chapitre b . Il est
» L’impcratrice venoifc d'accorder line croix de distinction ,portant l’aigle impériale avec le chiffre du nom de Marie-Thé-rèse , au chapitre de Tournai, le plus ancien des Pays-Bas, etle seul où l’on enire, faisant preuves de noblesse.
b En vertu d’une huile de Martin V, ce chapitre, commeplusieurs autres d’Allemagne, doit être composé de deux classesde chanoines, de nobles et de gradues. Des gens intéressés àtenir ce corps dans leur dépendance faisoient fréquemment desbrèches à la maxime établie , pour y faire entrer de leurs créatu-res, propres à seconder leurs vues. C’est pour obvier aux suitesdes altérations faites contre l’esprit de sa constitution, que ce cha-pitre chargea ce député d’obtenir un diplôme de sa majesté l’im-pératrice , qui arrête le cours de cet abus, en fixant, d’un côtéles degrés de noblesse qu’on doit prouver pour être reçu dans laclasse des nobles, et prescrivant, de l’autre, qu'il ne suffiroitpas que les licenciés et docteurs eussent une patente de ces