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Tome huitième.
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Notre auteur nous avertit de ne point con-fondre ces trois choses. ,, Ilyavoit, dit-il, des„ privilèges dont les gens mariés jouissoieru tou-„ jours, comme, par exemple, une place parti-„ culière au théâtre ; il y en avoit dont ils ne„ jouissoient que lorsque des gens qui avoient„ des enlans , ou qui en avoient plus qu’eux, ne„ les leur ôtoient pas. ”

Les gens mariés qui avoient le plus grand.nombre d’enfans, étoient préférés , soit dans lapoursuite des honneurs, soit dans leur exercice.

Le consul qui avoit le plus d’enfans prenoitle premier les faisceaux ; il avoit le choix desprovinces.

Le sénateur qui avoit le plus d’enfans étoitécrit le premier dans le catalogue des sénateurs ;il disoit son avis le premier.

L’un pouvoit parvenir avant l’âge aux ma-gistratures , chaque enfant donnant la dispensed’un an.

Le nombre de trois enfans exemptoit de toutescharges personnelles.

Les femmes ingénues qui avoient trois enfans,et les affranchies qui en avoient quatre, sortoientde la tutèle perpétuelle établie par les lois.

Outre les récompenses, il y avoit des peines.Les voici.

Ceux qui n’étoient point mariés ne pouvoientrien recevoir par le testament des étrangers.

Ceux qui étoient maries , mais n’avoient pointd’enfans, ne recevoient que la moitié.