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Tome huitième.
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ANALYSE

q3i

Pour que l’on ne fût pas borné dans le choix,Auguste permit à tous les ingénus qui n’étoientpas sénateurs d’épouser des affranchies.

La loi pappienne interdisoit aux sénateurs lemariage avec les affranchies, ou avec les femmesde théâtre.

Du temps d’Ulpien , la loi défendoit aux in-génus d’épouser des femmes de mauvaise vie , desfemmes de théâtre, des femmes condamnées parun jugement public. Du temps de la république,ces lois étoient inconnues ; car la censure corri-geoit ces désordres, ou les empêchoit de naître.

Les peines contre ceux qui se mariaient contrela défense des lois, étoient les mêmes que cellescontre ceux qui ne se marioicnt point du tout. >

Les lois par lesquelles Auguste adjugea au trésorpublic les successions et les legs de ceux qu’ellesdéclaroient incapables, parurent plutôt fiscales quepolitiques et civiles. Ainsi le dégoût pour le ma-riage s’augmenta. Cela fit qu’on fut obligé tantôtde diminuer les récompenses des délateurs, tantôtd’arrêter leurs brigandages, tantôt de modifier ceslois odieuses.

D'ailleurs, les empereurs, dans la suite, lesénervèrent par les privilèges des droits de maris,d’enfans, de trois enfans,parla dispense des peines.On donna le privilège des maris aux soldats. Au-guste fut exempté des lois qui limitoient la facultéd’affranchir, et t de celle qui bornoit la faculté delcguér.