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ANALYSE
„ friches dont ils sont remplis. Le prince , les„ villes, les grands, quelques citoyens principaux,„ sont devenus insensiblement propriétaires de,, toute la contrée: elle est inculte ; mais les fu-,, milles détruites leur en ont laissé les pâtures,„ et l’homme de travail n’a rien.
„ Dans cette situation , il faudroit faire dans,, toute l’étendue de l’empire ce que les Romains,, faisoient dans une partie du leur: pratiquer dans„ la disette des habitans ce qu’ils observoient dans„ l’abondance, distribuer des terres à toutes les„ familles qui n’ont rien, leur procurer les moyens„ de les défricher et de les cultiver. Cette dis-„ tribution devroit se faire à mesure qu’il y auroit,, un homme pour la recevoir, de sorte qu’il n’y„ eût point de moment perdu pour le travail.”
Q ne d’heureuses conséquences naissent desprincipes et des moyens que notre auteur pro-pose dans cet article pour exciter au travail, en-courager l’agriculture, et trouver des bras et descharrues qui fertilisent les terres abandonnées!Il fait sentir , avec son grand discernement, quifrappe toujours au but des choses, que la grandeprospérité ou les désastres d'un pays dépendentde la bonté ou de la corruption du gouvernement;que sans la propriété, qui est, pour ainsi dire, lamère nourrice de l’agriculture, tout est perdu:chose qu’il a remarquée ailleurs par la pratiqueopposée des pays orientaux, où le despotisme,ôtant l’esprit de propriété, cause l’abandon de laculture des terres. On ne bâtit, dit-il, de
maisons