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d’huì, parcs qu’il n’étoit pas Représentant ; & ces as-semblées générales que les affaires de l’Etat rendoientplus fréquentes i partagèrent insensiblement la juris-diction temporelle entre l’Evêque <k le Peuple, ouplutôt elle leur devint commune, à quelques pri-vilèges près réservés à l’Evêque qui lui conservoientla qualité de Souverain ; & fous l’harmonie de leurjuridiction chacun vivoit content & parconséquentheureux. La qualité de Prince s’allioit parfaitementavec les devoirs de Pasteur : le Pasteur paiffoit sesouailles , & le Prince veilloit fur le bien de ses
sujets.
Au reste nous verrons toujours avec satisfactionrapprocher du portrait d’un parfait Evêque tracéde la main de l’Auteur , les vertus qui caractérisentle respectable Prélat qui remplit le siégé de l’Eglisede Geneve.
VIL
La gradation conduit M, D*V. aux Papes Evêques de Rome*L’iniquité de fa censure ne nousmontre encore ici que des Re-belles & des Tirans ; un trait delumière puisé dans les vraies sour-ces de Thistoire suffira pour l'é-carter.
Deux causes ont préparé lesrévolutions de Rome fous le ré-
gne des Empereurs de Constan-tinople. La foibleffe de I’Empire& la négligence des Empereurs.
Dès le VIÍÏ. Siécle les Papes étoient devenus com*
vu.
Ainsi les Evêquesde Rome qui avoientdonné les premierscet exemple fatal ,rendirent à la fois &leur domination &leur secte odieusedans la moitié del’Europe ; ainsi plu-sieurs Evêques enAllemagne devinrentquelquefois les op-presseurs des peuplesdont ils dévoient êtreles pet es.