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me le rampart de l’Italie contre le progrès desarmes des Lombards ; ils épuisoient leurs richesses»exposoient leur vie pour conserver la capitale & lesprovinces fous Pobéissance du Souverain. Mais en-fin abandonne' par les Empereurs & trop foible pourrésister plus long-temsà la fureur d’une Nation bar-bare le Pape Etienne III. de concert avec les Ro-mains implora la protection de Pépin Roi de Fran-ce. (*;Ce Prince passe en Italie, enleve auxusur-pateurs les Provinces & les Villes qu’ils avoient en-vahies. Maître de ces Etats par le droit des conquê-tes il les cede à l’Eglïse Romaine par une donationsolemnelle. Charlemagne qui mit fin au Royaumedes Lombards confirma cette cession & étendit ledomaine des Souverains Pontifes. (**)
Les Romains virent fans jalousie la puissancetemporelle des Papes: ilss’y soumirent avec joye.Dans fa formation ou dans ses progrès l’on n'apper,çoit aucun vestige d’injustice ni de tirannie. II n’estpoint de souveraineté qui fe soit formée & aug-mentée par une voye plus douce, plus flatteuse ,plus honorable-
La souveraineté de quelques Evêques en Allema-gne fut également l’esset de la concession de l'Em-
pereur Charlemagne. Ce sot de la part de ce Princef* ) Anast. Bibl. ConciL Gai U tom. a.
<"* ) Çonc. VIL œcum. tom. L- Cortt. kb.