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ESSAI SUR L J VI Ecupoit plus que de son poème du Bonheur.Ce talent qu’il avoit laide fans en faireusage, ne s’étoit pomt affaibli. On peut enjuger par le quatrième chant, & par uneépître qu’il a composée. II comptait tra-vailler encore plusieurs années à cet ou-vrage, & le donner lorsque ses amis & lui-même en feraient contens. Et à quel degréde perfection ne l’auroit-il pas porté !
On remarqua au ' commencement de1771 , quelques changemens dans son hu-meur & dans ses goûts. On ne lui trouvoitpas fa sérénité ordinaire. II aimsit moinsles conversations qu’il avoit le plus"aimées.L’exercice le fatiguait; il n'allait presqueplus à la chasse. Ce changement n’alarmaitpas fa famille &s ses amis. On éroic bienloin de le regarder comme un signe de dé-cadence. On l’attribuoit à des causes mo-rales. Ces dernières années ont été l’époquedes malheurs publics, auxqueis Helvetiusfut fort sensible. Le désordre des finances,& le changement dans la constitution del’écat, répandirent une consternation géné-