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Tome premier.
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ET LES OUVRAGES D f EELVETIUS. I 11raie. Un grand nombre de suicides dans leroyaume, un plus grand nombre dans la ca-pitale, font de triítes'preuves de cette cons-ternation. Des maux physiques l’augmen-toient encore. Les récoltes n’étoient pointabondantes. Tant que la disette a duré, lesaumônes d’Kelvecius n’ont pas permis à sesvaílaux d’en soustrir. Dans ces années mal-heureuses , il a prolongé son séjour à sacampagne , qui lui oevenoit plus chère parle besoin qu’elle avoir de lui. Et c’ailleurs ,le spectacle d’une misère qu’il ne pouvoirsoulager, lui rendoit triste le séjour de Paris.11 y faisoic cependant de grands biens. Tousles jours on introduisoit chez lui, avecbeaucoup de mystère, quelques nouveauxobjets de fa générosité. Souvent, en leurprésence, il disoit à son valet de chambre :“ Chevalier, je vous défends de parler de«ce que vous voyez, même après ma« mort ".

II lui arrivoir quelquefois d’étendre seslibéralités fur d’astez mauvais sujets,* &onhn en faiíoit des reproches. « Si j’étois roi,