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partage en cieux classes, dont Tune abonde en super-fluités, & l’autre manque du nécessaire.
Arrivé une fois à ce point, l’étatd unenation eít cran-tant plus cruel, qu’jl estincurable. Comment remettrealors quelque égalité dansles fortunes des citoyens ?L/homme riche aura acheté de glandes seigneuries :à portée de profiter du dérangement de ses voisins ,il aura réuni, en peu de temps, une infinité de petitespropriétés à ion domaine. JLe nombre des propriétairesdiminué, celui des journaliers íera augmenté: loilqueces derniers seront aisez multiplies pour qu’il y ait plusd’ouvriers que d'ouvrage , alors le journalier suivra lecours de toute eipcce de marchandise , dont la valeurdiminue lorsqu elle est commune. D ailleurs, l'hommeriche , qui a plus de luxe encore que de richesses, estintéresse à baiiíer le prix des journées , à n’oífiiv ailjournalier que la paie absolument nécessaire pour sasubsistance (i) : le besoin contraint ce dernier à s’cn
(r) On croit communément que les campagnes fontruinées par les corvées, les impositions , & fur-tout pafcelle des tailles ; ie conviendrai volontiers qu’elles fonttrès-onéreufes : il ne faut cependant pas imaginer que lafeule suppression de cer impôt rendit la condition des pay-sans fort heureuse. Dans beaucoup de provinces, la journéeest de huit fols. Or , de ces huit fols , ll je déduis Pimpo-sition de Pégîife , c'est-à-dire, à-peu près quatre-vingt-dixfêtes ou dimanches, & peut-être une trentaine de joursdans l’année où Pouvrier est incommodé, fans ouvrage,ou employé aux corvées, il ne lui reste , Pun portantPautre, que su sols par jeur : tant qu’il est garçon , je veux
contenter-,