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Tome premier.
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contenter ; mais s’il lui survient quelque maladie ouquelque augmentation de famille, alors , faute d unsnourriture faine ou allez abondante , il devient in-firme , il meurt, Sc laisse à fêtât une famille de men-dians. Pour prévenir un pareil malheur, il faudroitavoir recours à un nouveau partage des terres : par-tage toujours injuste Sc impraticable. II est donc évi-dent que > le luxe parvenu à un certain période, il estimpossible de remettre aucune égalité entre la fortunedes citoyens. Alors les riches & les richesses fe rendentdans les capitales > où les attirent les plaisirs Sc les artsdu luxe: alors la campagne reste inculte & pauvre;íept ou huit millions d’hommes languissent dans la

que ces six fols fournissent à fa dépense, le nourrissent ,le vêtent, le logent; dès qu’il fera marié, ces six fols nepourront plus lui suffire , parce que, dans les premièresannées du mariage , la femme, entièrement occupée àsoigner ou à allaiter ses en fans , ne peut rien gagner : sup-posons qu on lui fît alors remise entière de sa taille c’est-à-dire, cinq ou six francs, il auroit à-peu-près un liardde plus à dépenser par jour : or , ce liard ne changeroitsûrement rien à fa situation : que faudroit-i! donc fairepour la rendre heureuse ? Hausser considérablement leprix des carnées. Pour cet esset , il faudroit que les sei-gneurs vécussent habituel’ement dans leurs terres : àl’cxemple de leurs pères, ds récompeníéroient les ser-vices de leurs domessques par le don de quelques arpensde terre ; le nombre des propriétaires augmenteroit insen-siblement ; celui des journaliers diminueroit, & ces der-niers , devenus plus rares, mettraient leur peine à plushaut prix.

Tome I.

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